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La PMA - Mon parcours

  • Photo du rédacteur: Mélissa
    Mélissa
  • 25 nov. 2025
  • 9 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 nov. 2025


Cet article sera complété au fur et à mesure de mon avancée.


SOMMAIRE





A dire VS A ne pas dire


Quand on traverse un parcours de PMA, on vit déjà une énorme montagne russe émotionnelle : les examens, les hormones, l’attente, l’espoir, les déceptions… Tout est amplifié.


Et au milieu de tout ça, il y a aussi les mots des autres. Souvent, ils partent d’une bonne intention : rassurer, dédramatiser, « dire quelque chose ». Mais certaines phrases, même prononcées avec le cœur, peuvent faire l’effet d’un coup de poing dans le ventre.


Cet article n’est pas là pour culpabiliser qui que ce soit, ni pour pointer du doigt les maladresses.

Il est là pour mettre des mots sur ce que ressentent beaucoup de personnes en parcours PMA, et pour donner des pistes à l’entourage : quoi éviter de dire… et quoi dire à la place pour vraiment soutenir, avec douceur et respect.



A éviter :

A dire plutot :

1

« Alors, c’est pour quand le bébé ? »

« Vous vous y mettez quand ? »

« Il serait temps de s’y mettre ! » Pourquoi c’est blessant :

Intrusif, culpabilisant, ça met la pression sur un sujet déjà douloureux.

« Si un jour tu as envie de me parler de ton projet de bébé, je suis là. »

« Je ne sais pas où tu en es par rapport au désir d’enfant, mais si tu veux en parler, je t’écoute. »

2

« Faut arrêter d’y penser, c’est dans la tête, ça viendra. »

« Lâche prise, et tu verras, ça marchera. »


Pourquoi c’est blessant :

Ça minimise la réalité médicale et fait porter la responsabilité sur la personne.

« Je sais que tu fais déjà tout ce que tu peux. »

« Je n’ai pas de solution miracle, mais je suis là pour t’écouter. »

« Ça doit être épuisant, comment tu te sens en ce moment ? »

3

« Profites-en, tu peux encore dormir / voyager / sortir. »

« Tu as de la chance, t’as pas les contraintes des enfants. »


Pourquoi c’est blessant :

Ça renverse la situation comme si l’infertilité était un “avantage”.

« J’imagine que ce n’est pas simple de voir les autres avancer. »

« Je sais que ce que tu vis est difficile, si tu as besoin de te changer les idées, on fait quelque chose ensemble ? »

4

« Je connais quelqu’un qui… »

« Ma collègue a fait une FIV et elle est tombée enceinte tout de suite, tu verras ! »


Pourquoi c’est blessant :

Chaque parcours est différent, la comparaison ajoute une pression de réussite.

« Je sais que chaque histoire et chaque personne est unique, comment TOI tu vis ton parcours ? »

« Je suis là pour toi, peu importe le résultat. »

5

« Au pire vous aurez qu’à adopter. »

« L’important c’est d’aimer un enfant, peu importe d’où il vient. »


Pourquoi c’est blessant :

L’adoption n’est ni simple ni “plan B magique” et c’est un autre parcours, tout aussi éprouvant.

« J’espère vraiment que tu pourras devenir parent comme tu le souhaites. »

« Quoi que tu choisisses pour la suite, je serai là pour te soutenir. »

6

« T’inquiète, tu es jeune. »

« Tu as le temps, ça va venir. »


Pourquoi c’est blessant :

Ça invalide l’urgence ressentie, les traitements, la souffrance du présent.

« Peu importe ton âge, j’imagine que l’attente doit être lourde à vivre. »

« Ce que tu traverses est légitime, même si les autres te disent que “tu as le temps”. »

7

« C’est peut-être que ce n’est pas fait pour vous. »

« La nature sait ce qu’elle fait. »


Pourquoi c’est blessant :

Ça culpabilise et donne l’impression que la personne ne mérite pas d’être parent.

« Je ne sais pas pourquoi la vie est si injuste parfois, mais je suis là avec toi. »

« Je n’ai pas de réponse, juste beaucoup de soutien à t’offrir. »

8

« Vous en êtes où exactement ? »

« Combien d’ovocytes ? »

« T’avais combien d’embryons ? »

« Alors, ça a marché ou pas ? » (envoyé dès le lendemain d’un transfert, par exemple)


Pourquoi c’est blessant :

Ça transforme le corps et le parcours en feuille de résultats, et parfois la personne n’a pas envie (ou pas encore la force) de répondre.

« Est-ce que tu as envie de me dire où vous en êtes, ou tu préfères qu’on parle d’autre chose ? »

« Si tu veux partager, je suis là. Si tu préfères garder pour toi, je respecte aussi. »

9

« Au moins, tu sais que tu peux tomber enceinte, c’est déjà ça. »

« Vois le côté positif. »


Pourquoi c’est blessant :

Ça nie la douleur du deuil et la violence de l’expérience.

« Je suis vraiment désolé(e) pour ce que tu viens de vivre. »

« Tu as le droit d’être triste, en colère, déçue… Je suis là si tu veux en parler. »

10

« Il y a pire dans la vie. »

« Ce n’est pas grave, tu verras, on s’en remet. »


Pourquoi c’est blessant :

Ça minimise la souffrance, comme si elle n’était pas légitime.

« Ce que tu vis est important, même si d’autres vivent autre chose. »

« Ta souffrance compte, tu as le droit de ne pas aller bien. »

11

« C’est dans la tête. »

« Tu somatises, détends-toi et ça ira. »


Pourquoi c’est blessant :

Ça nie la cause médicale, culpabilise la personne et simplifie un problème complexe.

« Les traitements ont l’air vraiment lourds, comment tu te sens dans ton corps et dans ta tête ? »

« Je vois que c’est dur autant physiquement qu’émotionnellement, tu veux en parler ? »

12

« Ça va ? » (insisté, devant tout le monde, en attendant une réponse détaillée)

ou au contraire ne jamais poser la question, de peur de déranger.


Pourquoi c’est délicat :

Soit ça oblige à se livrer alors qu’on n’a pas envie, soit ça donne l’impression que personne ne voit la souffrance.

En privé :


« Je voulais juste te demander comment tu te sens en ce moment, mais tu n’es pas obligée de répondre. »

« Si un jour tu as envie de vider ton sac, je suis là, sans jugement. »

Ce qu’il faut retenir, ce n’est pas une « liste de phrases interdites » à apprendre par cœur, mais surtout l’intention qui est derrière les mots.


En parcours PMA, on n’a pas forcément besoin de conseils, de solutions ou d’histoires de la cousine de la voisine.

On a besoin :

  • d’être écouté(e) sans être jugé(e),

  • qu’on reconnaisse que ce qu’on vit est difficile,

  • qu’on respecte nos silences autant que nos confidences,

  • et qu’on soit entouré(e) de présence, de douceur et de bienveillance.


Si tu ne sais pas quoi dire, tu peux simplement le dire :

« Je ne sais pas quoi te dire, mais je suis là. »

C’est parfois la phrase la plus sincère et la plus réconfortante.


Et si tu te reconnais dans certaines maladresses citées plus haut, ce n’est pas grave. On apprend tous. Le plus important, c’est d’en prendre conscience et d’ajuster pour la suite.


Parce qu’au fond, ce qui aide le plus, ce n’est pas de trouver les mots parfaits, c’est de montrer à la personne en parcours PMA :


« Tu n’es pas seule. Je marche à côté de toi, je suis là si tu as besoin »


Savais-tu que le colibris est le symbole de la PMA ? Symbole de persévérance, détermination et de résilience.



Avant même que la FIV ne commence...



On ne parle pas assez de cette période.


Cette attente interminable, suspendue entre l’envie d’avancer et l’impossibilité de le faire, mais aussi la peur de commencer.

Cette attente qui nous laisse le temps de penser à tout ce que notre corps va endurer et imaginer le pire.


On te dit que “ça va bientôt commencer”, que “ça va aller vite”, qu’il n’y a plus de temps à perdre…


Mais dans la réalité, tu ne fais qu’attendre.

Attendre les rendez-vous, les appels, les résultats, attendre d’avoir une date.


Et plus le temps passe, plus tu sens ton corps et ton mental s’épuiser avant même d’avoir commencé.

Tu as cette impression que ta vie est en pause.

Que ton futur dépend de décisions qui ne t’appartiennent pas.

Tu vois les mois défiler, les projets avancer, et toi… tu restes là, à espérer que ça bouge enfin.

Tu ne peux rien prévoir, tu ne peux pas te projeter, tu ne peux rien contrôler, tu dois juste “lâcher prise”, “faire confiance” !  Facile à dire…


Franchement, j’ai tellement de respect pour toutes celles et ceux qui vivent ce parcours pendant des années.

Qui recommencent encore et encore.

Qui traversent l’espoir, puis les échecs, et trouvent malgré tout la force de se relever à chaque fois.

Je ne sais pas si moi, j’aurais cette force-là.


Et pourtant…

malgré la colère, la frustration et la peur de ne jamais y arriver,

je sais qu’au fond, on continue toutes pour la même raison :

parce qu’on y croit encore un peu.


Ma raison à moi c’est que je refuse que notre amour ne soit pas symbolisé par la création d’un petit être fait de nous deux.



Nous allons faire une FIV  ICSI



Parcours FIV PMA

Après le passage de notre dossier en commission pluridisciplinaire, avec tous les professionnels de la PMA, il a été décidé que la FIV ICSI était la méthode la plus adaptée et la plus fiable pour notre situation.


Début d’année prochaine, je pourrai arrêter ma pilule et laisser mon cycle naturel revenir. Nous ferons ensuite un test de transfert pour vérifier que tout est ok pour accueillir un embryon. Puis ma gynécologue me remettra le protocole complet, et je pourrai commencer la stimulation ovarienne dès que je me sentirai prête, physiquement et émotionnellement.



C’est une nouvelle étape qui se prépare, mêlée d’appréhension mais aussi d’espoir. 🤞🏻

C'est quoi une FIV classique  ?

C'est quoi une FIV ICSI  ?

FIV = Fécondation In Vitro C’est une technique de PMA où la fécondation se fait en dehors du corps, en laboratoire.


On stimule les ovaires pour obtenir plusieurs ovocytes ( ovules ).

On les prélève, puis on les met en contact avec les spermatozoïdes dans une petite boîte en laboratoire.

Les spermatozoïdes “choisissent” eux-mêmes l’ovocyte et le fécondent, comme ils le feraient dans le corps.


Après quelques jours, un embryon est sélectionné et transféré dans l’utérus.

ICSI = Injection Intra-Cytoplasmique de Spermatozoïde C’est une FIV, mais avec une étape en plus :


Au lieu de laisser les spermatozoïdes “nager” vers l’ovocyte,


Le biologiste choisit un seul spermatozoïde et l’injecte directement à l’intérieur de l’ovocyte grâce à une micro-aiguille.


On l’utilise souvent quand :

  • le sperme est peu nombreux, peu mobile ou de mauvaise qualité

  • il y a déjà eu des échecs de fécondation en FIV “classique”


Préparation au protocole de FIV ISCI



Etape 1 : Arrêt du Dienogest afin de retrouver un cycle naturel


Je prend actuellement le diénogest qui est un progestatif (une hormone de la famille de la progestérone), qu’on retrouve seul dans certains traitements de l’endométriose.


Son objectif principal est de :

  • Arrêter le cycle menstruel et donc les menstruations et l'ovulation.

  • Freiner l’activité des ovaires et notamment tenter de diminuer le kyste de 4/5cm présent dans mon ovaire droit.

  • Diminuer l’effet des œstrogènes (hormones qui “nourrissent” l’endométriose)

    et donc limiter la progession des lésions d'endométriose.

  • Réduire les douleurs liées à l’endométriose, malheureusement cela n'a pas fonctionné pour moi.


Durant ces quelques mois de Diénogest je subit de nombreux effets secondaires dont :

  • Douleurs mammaires quotidienne

  • Migraines qutoidienne

  • Prise de poids (4kg d'un coup)

  • Changements d'humeur et hypersensibilité émotionnelle

  • Envie de sucré


Une fois l'arrêt de cette hormone et mon cycle naturel retrouvé, je devrais réaliser un test de transfert avant de commencer le protocole de FIV.



Etape 2 : Test de transfert


( Mon expérience à venir... )


On l’appelle aussi parfois “test de transfert embryonnaire” ou “transfert blanc / à vide”.

Le principe : le gynécologue refait exactement les mêmes gestes qu’un vrai transfert d’embryon, mais sans embryon.


Le but est de vérifier que :

  • le col de l’utérus est bien accessible

  • le cathéter (le petit tube souple) passe facilement

  • la forme et l’orientation de l’utérus sont bien connues

  • il n’y a pas de “surprise” technique le jour J (col en coude, passage difficile, etc.)


Comment ça se passe ?


Durée : quelques minutes seulement.


1 - Installation

  • Tu t’installes en position gynécologique, comme pour un frottis.

  • On place un spéculum pour visualiser le col de l’utérus.


2 - Mise en place du cathéter

  • Le médecin introduit un cathéter très fin et souple dans le col.

  • Il le fait progresser doucement dans l’utérus, parfois sous contrôle échographique (sonde sur le ventre).


3 - Repérages

  • On note : la longueur à parcourir, la direction, la facilité ou non du passage.

  • Parfois on injecte un tout petit peu de sérum physiologique pour mieux visualiser à l’échographie.


4 - Fin de l'examen

  • On retire le cathéter, le spéculum, et c’est terminé.

  • Tu peux te rhabiller et reprendre tes activités normalement.




On commence le protocole de FIV ISCI


( Mon expécience à venir... )


Etape 1 : La stimulation

On fait des injections d’hormones pour que les ovaires fabriquent plusieurs ovocytes au lieu d’un seul. Une surveillance est faite durant cette periode avec des échographies et de prises de sang régulières.


Etape 2 : Le déclanchement de l'ovulation

Quand les ovocytes sont prêts, on fait une injection pour finir leur maturation et programmer le bon moment pour la ponction. La ponction devra être réalisée à la clinique 36h après l'injection d'ovulation.


Etape 3 : La ponction d'ovocytes

Sous anesthésie (locale ou générale), le médecin prélève les ovocytes dans les ovaires à l’aide d’une aiguille guidée par échographie. Pendant ce temps un prélèvement de spermatozoide est réalisé par le conjoint.


La fécondation est réalisée en laboratoire et quelques jours plus tard le laboratoire nous appel pour nous dire combien d'embryons nous avons réussi à obtenir.


Etape 4 : Le transfert d'embryon

Après fécondation en labo (ICSI), on dépose un ou plusieurs embryons dans l’utérus à l’aide d’un petit cathéter passé par le col.




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Le jardin de lyssa

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