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On en parle !

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29/02/24 : Il y a quelques jours j'ai été contacté par une journaliste de la Dépêche du Midi de Cahors, sur mon compte Instagram, qu'elle avait trouvé par hasard.
Elle à souhaitée faire un article sur l'Endométriose et l'impact quotidien des femmes qui en souffrent. Elle a donc pris mon témoignage et parlé de mon blog Instagram "Le Jardin de Lyssa " qui vise à soutenir les femmes atteintes d'Endométriose et du Sopk. 

À 27 ans, Mélissa Tixier souffre d'endométriose depuis ses premières règles. La Lotoise en faveur du congé menstruel, raconte un quotidien handicapant et une longue errance médicale. 

Les douleurs sont arrivées à 11 ans avec ses premières règles. Mélissa Tixier s'en souvient comme si c'était hier. " Je vomissais au collège, ma mère était obligée de venir me récupérer en urgence tellement je hurlais de douleur, parfois, je n'arrivais même plus à marcher ", raconte la Lotoise de 27 ans qui vit à Gramat. Des " coups de poignards sans interruption " dans le ventre, des contractions " comme un élastique qui se tire au maximum ". À 14 ans, les médecins et les gynécologues lui répondent que " c'est normal, il faudra bien s'y faire ". Mais l'accompagnante éducative et sociale refuse de se résigner : avoir mal, ce n'est pas normal. Faute de mieux, elle prend une pilule qui lui coupe les règles et donc, les douleurs.

 

Mais à 21 ans, elle souffre cette fois-ci des effets secondaires de la pilule et notamment d'une tendance à la dépression. Elle stoppe tout : le calvaire recommence. Les règles hémorragiques débutent. Les mois passent et dans le miroir, Mélissa ne se reconnaît plus : " Mes cheveux sont tombés, j'ai pris du poids, jusqu'à atteindre 120 kg, j'ai de l'acné et beaucoup plus de poils ". Dans le cabinet du médecin, même réponse : " Prenez du Doliprane, ça va passer ". 

Un tube de morphine dans le placard

Mais rien ne passe. La Lotoise enchaîne les bilans sanguins, les échographies pelviennes et une IRM à Cahors. Mais les endocrinologues et les gynécologues ne voient rien. Ils conseillent à Mélissa d'aller voir un psychologue. Déboussolée par l'errance médicale, elle prend pourtant rendez-vous avec le professeur Parant à Toulouse, réputé en gynécologie. Il regarde le dossier et rapidement, lui annonce : " Bien sûr que vous avez un syndrome des ovaires polykistiques et une endométriose, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir ". La patiente a des lésions de la vessie jusque dans l'utérus. Ce n'était pas que " dans la tête ".

Depuis, les antalgiques la soulagent à peine. Mélissa a toujours un tube de morphine dans son placard, en cas de crise.  " Je suis en arrêt une fois par mois. Le congé menstruel me changerait la vie. Je suis obligée d'aller voir le médecin à chaque fois alors que je ne suis même pas en capacité de conduire ni même, parfois, de me lever ", confie la jeune femme, exténuée. Ses collègues doivent la remplacer au pied levé. Mélissa, elle, se culpabilise. La double peine. 

Lundi, sur le sol de sa salle de bains, elle s'est vue mourir : " Je vais aux toilettes à quatre pattes tellement je me tords de douleur. Je reste 1h30 sous l'eau chaude de la douche, recroquevillée comme un fœtus. J'ai l'impression que mon corps va arrêter de se battre, de mourir à petit feu ". Sur Instagram, elle a créé une page, Le jardin de Lyssa, où elle partage son quotidien, donne des conseils et invite les Lotoises à se fédérer. Depuis janvier, 16 femmes qui souffrent d'endométriose dans le département l'ont déjà contactée. Sa petite pierre à l'édifice, sur un chemin de croix bien caillouteux. 

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