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Les différentes formes d'Endométriose

  • Photo du rédacteur: Mélissa
    Mélissa
  • 11 mars 2024
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : 5 sept. 2025




SOMMAIRE :






L'Endométriose superficielle


L'endométriose superficielle représente 70% des endométrioses. Elle touche uniquement le péritoine, la membrane qui recouvre la cavité abdominale, soit localement, soit dans tout l'espace de l'abdomen et du bassin.

L'endométriose superficielle peut être difficile à repérer à l'imagerie, c'est pourquoi il est indispensable de s'adresser à un radiologue expert de l'endométriose, sans quoi on pourrait passer à côté du diagnostic.



L'Endométriose profonde


L'endométriose pelvienne profonde, aussi appelée sous-péritonéale, est caractérisée par des lésions situées à plus de 5 mm de la surface du péritoine. Peuvent être touchés : les ovaires, le vagin, les ligaments utérosacrés (50% des cas), l'intestin (20 à 25% des cas), le rectum, le côlon, la vessie (10% des cas) et les uretères (3% des cas). Vous retrouverez également le terme d'endométriose "infiltrant" la vessie, le côlon...

Des organes encore plus éloignés de l'utérus peuvent être touchés; on parle alors plutôt d'atteinte extra-pelvienne: pariétale, diaphragmatique, thoracique.

Des lésions dans le cerveau ont même été retrouvées chez une patiente !



L'Endométriose ovarienne ou endométriome


L'endométriose ovarienne se définit par la présence d'un kyste de l'ovaire, un seul ou les deux, aussi appelé endométriome ou kyste ovarien endométriosique. Il peut mesurer quelques millimètres à plusieurs centimètres.

Les endométrioses ovariennes sont associées à une endométriose profonde chez 70 à 80% des femmes.




L'Adénomyose





L'Endométriose Diaphragmatique


C'est quoi ?


L'endométriose diaphragmatique est une forme rare d'endométriose, dans laquelle les lésions d'endométriose viennent envahir le diaphragme, le muscle situé sous les côtes, qui permet la respiration et qui sépare la cavité abdominale de la cavité thoracique. Elles peuvent également envahir le versant abdominal .



Symptômes


  • Des douleurs à l’épaule, ou dans l’omoplate, durant les menstruations, voire en dehors des menstruations, peuvent être un symptôme d’endométriose, particulièrement si la douleur est localisée dans l’épaule droite. Des douleurs épigastriques peuvent également être rapportées


  • Peut affecter la respiration en engendrant des essoufflements importants, à l'effort par exemple.


  • Les lésions du diaphragme ne sont cependant pas toujours symptomatiques. Elles peuvent également être à l’origine d’épisodes de pneumothorax (présence d’air entre les deux couches de la plèvre (la membrane mince, transparente qui recouvre les poumons et qui tapisse aussi l’intérieur de la paroi thoracique) récidivant pendant les règles.



Diagnostic


Etant donné qu'il s'agit d'une forme d'endométriose, le médecin référent sera le gynécologue qui pourra prescrire des examens approfondis pour confirmer le diagnostic.


Les lésions d’endométriose du diaphragme sont le plus souvent identifiées lors d’une coelioscopie. Le diagnostic peut également être fait avec une IRM thoracique.


Dans 90 % des cas, les lésions d'endométriose se trouvent au niveau de l’hémicoupole droite du diaphragme.



Traitements


Il semblerait que ce type d’endométriose ne réponde pas aux traitements médicaux généralement prescrits en première intention.

Le traitement chirurgical est recommandé, lorsque la patiente est symptomatique, ou lors d’une découverte fortuite ; les lésions doivent être retirées de manière la plus complète possible afin d’éviter une évolution vers une complication thoracique de type pneumothorax ou hémothorax, ou une vers atteinte de  la plèvre et du péricarde.

La chirurgie se fait généralement par coelioscopie.


Ces chirurgies spécifiques doivent être menées par des équipes expertes en matière d’endométriose.




L'Endométriose Thoracique


C'est quoi ?


L’endométriose thoracique est une pathologie rare mais certainement sous-estimée. Dans le cadre de l’endométriose thoracique, les lésions se situent : 

  • au niveau de la plèvre (la membrane qui recouvre les poumons)

  • du parenchyme pulmonaire (partie du poumon qui comporte des alvéoles pulmonaires dont la paroi est très riche en capillaires sanguins)

  • ou des voies aériennes (la bouche, le nez, la gorge, le larynx et la trachée pour les voies aériennes supérieures et les bronches, les bronchioles et les alvéoles pour les voies aériennes inférieures situées dans les poumons).


L’atteinte thoracique concerne dans la majorité des diagnostics l’hémi-thorax droit, mais il existe des cas d’atteinte à gauche ou bilatéral. 



Symptômes


Les principaux symptômes de l’endométriose thoracique sont :


  • Le pneumothorax (la plèvre se remplit d’air ou de gaz). Bien souvent il se produit aux alentours des règles (entre la veille des règles et trois jours après leur début) ;

  • L’hémoptysie (le fait de tousser et cracher du sang souvent pendant les règles) – c’est extrêmement rare et c’est le fait que le phénomène soit associé aux règles qui fait orienter le diagnostic vers l’endométriose ;

  • L’hémothorax (accumulation de sang dans la cavité pleurale, entre la cage thoracique et le poumon)

  • Le nodule pulmonaire beaucoup plus rarement.


Certains symptômes sont moins spécifiques comme :

  • une douleur thoracique, 

  • un essoufflement, 

  • une toux.



Diagnostic


En fonction de la localisation de la lésion, trois moyens de diagnostic peuvent être utilisés : le scanner thoracique, la radiographie ou la thoracoscopie (en quelque sorte une coelioscopie du thorax).


50 à 80 % des patientes atteintes d’endométriose thoracique présentent également une endométriose pelvienne, notamment en cas de pneumothorax et d’hémothorax se produisant durant les règles (aussi appelé cataménial).


Si l’on vous découvre une atteinte thoracique, une consultation avec un gynécologue est conseillée afin de vérifier l’existence d’une endométriose pelvienne.



Traitements


Prise en charge des différents symptômes par traitement médical et/ou chirurgical.


  • Pneumothorax catamenial

  • Hemoptysie catameniale

  • Hemothorax catamenial

  • Nodule Pulmonaire




L'Endométriose Pariétale


C'est quoi ?


On parle d'Endométriose pariétale en cas d'atteinte de la paroi abdominale.

En règle générale, ce type d’endométriose se déclare dans les 2 ans à 2 ans et demi après une intervention chirurgicale : une césarienne, le plus souvent, ou plus rarement une coelioscopie.

Au terme d’une grossesse, 1 femme sur 5 sera concernée par un accouchement par césarienne.


Symptômes


Les symptômes sont cataméniaux (ils apparaissent pendant les règles) et peuvent correspondre à des douleurs au niveau des cicatrices (dans certains cas on peut sentir à la palpation des petits nodules) et à des saignements au niveau de l’ombilic (cicatrice de coelioscopie). Mais dans certains cas, les cellules d’endométriose peuvent migrer au-delà des cicatrices et générer des douleurs abdominales.



Diagnostic


  • Un examen clinique (description des symptômes par la patiente, caractère cyclique des douleurs et palpation de l'abdomen)

  • Des examens d'imagerie (échographie, radiologie et IRM) permettent de caractériser et localiser les lésions.


Le diagnostic final est posé grâce à une anatomopathologie de ces lésions

qui consiste à étudier en laboratoire les lésions du tissu biologique. 


L’endométriose pariétale est associée à l’endométriose pelvienne 

dans 5 à 15 % des cas.



Traitements


  • La chirurgie

Le traitement de référence de l'endométriose pariétale est actuellement la chirurgie. Elle a pour but l'exérèse des implants d'endométriose et notamment des nodules. Il est fortement recommandé que la chirurgie soit la plus large possible afin de retirer totalement la masse causée par l'endométriose de la paroi abdominale. C'est une technique invasive qui présente des risques de complications, notamment une lésion des organes adjacents lorsque les nodules sont conséquents et atteignent d'autres structures abdominales. 


  • Les traitements hormonaux 

Il existe également des traitements hormonaux qui permettent surtout de soulager les douleurs mais qui sont la plupart du temps insuffisants. 


  • La cryothérapie

Depuis quelques années, face à l'insuffisance des traitements hormonaux et aux risques de complication de la chirurgie, une nouvelle méthode dite "mini-invasive" a été proposée dans le traitement de l'endométriose pariétale. Il s'agit de la cryothérapie. Le but est d'éliminer, par le froid, les lésions liées à l'endométriose à l'aide d'une aiguille. Cette technique est réalisée, le plus souvent, sous anesthésie locale, avec des radiologues interventionnels ayants un suivi par échographie en direct. C'est donc une intervention moins lourde et moins invasive que la chirurgie, qui ne laisse aucune cicatrice et n'abime pas la paroi abdominale. Les résultats obtenus sont prometteurs avec une réduction nette des nodules, entrainant une diminution des symptômes et une amélioration de la qualité de vie des patientes. 

D'autres traitements sont actuellement en cours d'étude, afin d'augmenter les possibilités de traitement pour les femmes souffrant de ce type d'endométriose. 

L'endométriose pariétale est une affection rare, dont tous les fonctionnements ne sont pas encore parfaitement connus. Son traitement peut être lourd et invalidant, il est donc important de travailler en étroite collaboration avec les médecins pour déterminer le meilleur plan de traitement pour votre situation spécifique. 


  • A l'étude : l'utilisation des ultrasons focalisés de haute intensité

Les Hospices civils de Lyon mène actuellement une étude pilote sur l’ablation percutanée par radiofréquence des nodules d’endométriose pariétale.

Cette étude vise à évaluer l’efficacité de la radiofréquence percutanée comme alternative à la résection chirurgicale par laparotomie pour le traitement des lésions d’endométriose pariétale.

Le traitement en pratique : Réalisé sous anesthésie locale ou régionale, le traitement vise à introduire des aiguilles de radiofréquence, sous contrôle échographique, au niveau du ou des nodules d’endométriose.L’obejectif est de détruire le nodule par diffusion ciblée de chaleur.Une consultation de surveillance est réalisée 1 à 6 mois après le traitement. A ce jour, toutes les  patientes porteuses d’une endométriose pariétale ne peuvent être traitées par radiofréquence. Néanmoins, les premiers résultats sont prometteurs.


Le Jardin de Lyssa
Le Jardin de Lyssa

Sources : PasseportSanté / Endofrance / Deuxièmeavis

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